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Étude de cas · Documentation · IA

Transformez vos procédures en supports visuels, à grande échelle.

Un workflow automatisé aide à créer 50 modes opératoires illustrés et modifiables, avec une validation par les équipes métier.

50 modes opératoires

Illustration de documents organisés en étapes

Sur un chantier ou lors d’une intervention technique, un mode opératoire sert à décrire les étapes d’un travail, les équipements nécessaires et les points de vigilance. Le contenu doit être précis. Mais pour être utile sur le terrain, il doit aussi être facile à comprendre et à transmettre.

Dans ce cas, une entreprise disposait de procédures techniques sous forme de PowerPoint. Elle souhaitait les enrichir avec des illustrations montrant les opérations décrites : les intervenants, leurs équipements, le matériel et les gestes à effectuer.

L’objectif était de construire un processus capable de partir de documents existants et de produire des visuels cohérents, puis de les corriger à partir des retours métier. Ce travail donne un exemple concret de ce qu’un agent IA et des outils sur mesure peuvent apporter à la production documentaire.

Le point de départ : des procédures précises, mais longues à illustrer

Les documents utilisés comme référence décrivaient notamment des interventions sur des luminaires et la réalisation de massifs pour mâts. Chaque procédure regroupait plusieurs étapes, avec du matériel, des consignes de sécurité, des points de vigilance et des contrôles qualité.

Pour illustrer ces documents, il fallait comprendre chaque séquence avant de la dessiner. Une scène peut par exemple montrer une découpe au sol, une reprise manuelle, une opération sur un luminaire ou la finition autour d’un mât. Le contexte évolue entre les images : un équipement est présent à une étape puis retiré à la suivante ; une fouille change d’état ; les protections et les outils doivent correspondre au geste représenté.

Ce type de travail demande donc à la fois de la production graphique et une lecture attentive du métier. Il faut aussi pouvoir tenir compte des remarques du client sans reprendre tout le document à chaque correction.

Pourquoi une simple génération d’images ne suffisait pas

Un premier flux de travail permettait de déposer un PowerPoint dans Discord. Un agent récupérait le document, lisait ses pages, préparait des instructions de génération et les envoyait à un service d’images.

Cette approche permettait d’obtenir rapidement des propositions, mais les résultats demandaient encore beaucoup de corrections. Les difficultés observées concernaient notamment :

  • La continuité entre les scènes : un véhicule, un luminaire ou une configuration de chantier pouvait changer d’une image à l’autre.
  • Les détails du geste : une main pouvait sembler détachée du corps, une lame passer à côté du tracé, ou un outil ne pas être relié à l’équipement attendu.
  • La représentation d’une séquence : plusieurs actions ou plusieurs états pouvaient être réunis dans une seule image, au point de rendre la scène difficile à lire.
  • Les textes et repères : les numéros, libellés et traits générés dans les images étaient difficiles à maîtriser et à corriger séparément.
  • Les retours du client : une correction précise devait pouvoir être appliquée sans perdre les autres éléments déjà validés.

Ces limites ont orienté la suite du travail : préparer les scènes plus précisément, séparer les annotations des images et prévoir une étape de revue humaine.

Une approche par étapes, du PowerPoint à l’illustration

Le workflow automatisé organise la production en plusieurs étapes. L’analyse, les choix de représentation et les contrôles font intervenir une personne : les équipes métier gardent la validation des contenus.

1. Analyser le document source

Le travail commence par la lecture du PowerPoint : textes, tableaux, images, schémas et commentaires. L’objectif est de comprendre ce qui doit être représenté pour chaque étape, sans perdre les termes utilisés dans le document d’origine.

Cette lecture permet de relever les acteurs, les équipements, les gestes, les états successifs et les points de vigilance. Les remarques du client viennent compléter ou corriger cette description.

2. Découper les interventions en scènes lisibles

Lorsque plusieurs actions sont difficiles à représenter ensemble, elles sont réparties sur plusieurs images. Chaque scène montre un moment identifiable et un geste principal.

Par exemple, une opération de retrait d’un luminaire peut être décomposée pour distinguer la préparation, le desserrage et la dépose. Pour une intervention au sol, les images peuvent suivre la découpe, l’ouverture, le remplissage puis la finition. Ce découpage aide à conserver l’ordre des opérations et évite de surcharger une seule illustration.

3. Générer et corriger les visuels avec des références

Les illustrations sont produites à partir d’une description de la scène et de références visuelles. Les éléments qui reviennent d’une étape à l’autre — personnages, tenues, véhicules, équipements ou configuration du chantier — servent de points de continuité.

Les premières propositions sont ensuite examinées. Si un détail pose problème, la correction porte sur la zone ou le geste concerné : par exemple, replacer une scie sur un tracé, rattacher correctement un bras à l’intervenant ou représenter la mise en place d’enrobé à la pelle depuis une brouette.

Ce contrôle reste essentiel. Une illustration peut paraître convaincante au premier regard tout en contenant une erreur de position, de matériel ou d’enchaînement. L’IA aide à produire et à reprendre les images ; les personnes qui connaissent l’intervention restent responsables de leur validation technique.

4. Ajouter les repères dans PowerPoint

Les textes, pastilles numérotées et traits de repérage sont ajoutés après la création des illustrations, sous forme d’éléments modifiables dans PowerPoint. Les repères existants du document client peuvent être repris, et leur position ajustée sur la page.

Cette séparation rend les corrections plus simples : une pastille peut être déplacée ou un libellé modifié sans avoir à régénérer toute l’image. Elle permet aussi de vérifier les termes exacts et de limiter les croisements entre les traits.

5. Intégrer les retours et vérifier le document complet

Les documents ont évolué au fil des remarques : équipements de protection à rendre visibles, emplacement de repères, détails d’un geste, cohérence d’une découpe ou représentation de la réfection finale.

Les images corrigées sont replacées dans les pages, sous les encadrés du mode opératoire. La vérification porte alors sur la page complète : lisibilité, emplacement des repères, cohérence entre les images et conservation des éléments du document. Les corrections directement apportées au PowerPoint par le client peuvent également être prises en compte dans la version suivante.

Ce que le projet a permis de produire

Ce projet a permis de mettre en place un workflow automatisé de création de 50 modes opératoires illustrés, pour gérer les scènes, les images, les annotations et les révisions. Les livrables restent des fichiers PowerPoint que les équipes peuvent consulter et modifier.

Le projet a aussi montré l’intérêt d’un fonctionnement itératif : partir d’une proposition visuelle, recueillir les retours métier, puis corriger un détail précis. Par exemple, une scène de découpe a été reprise pour que la lame suive le tracé demandé ; une scène de réfection a ensuite été adaptée pour montrer l’enrobé transporté en brouette et mis en place manuellement.

Les gains de temps ou de coût n’ont pas été mesurés dans ce cas. L’intérêt observé est surtout de disposer d’un processus de production et de correction plus structuré, avec des éléments modifiables et des versions qui peuvent être relues par les équipes concernées.

Ce qu’un agent sur mesure pourrait faire pour d’autres entreprises

Le même principe peut être adapté à d’autres documents : procédures de maintenance, notices d’intervention, supports de formation, consignes internes ou présentations techniques. Les actions à automatiser dépendent des documents disponibles, des outils utilisés et des règles propres à chaque entreprise.

Selon le besoin, un projet pourrait notamment permettre de :

  • récupérer un document depuis un espace partagé ou un outil de travail ;
  • en extraire les étapes et proposer un découpage en scènes à valider ;
  • appliquer une bibliothèque de références, d’équipements et de règles visuelles propres à l’entreprise ;
  • produire des propositions d’illustrations et préparer des annotations modifiables ;
  • centraliser les retours, suivre les versions et préparer une nouvelle livraison ;
  • connecter le processus aux outils déjà utilisés par les équipes.

Ces possibilités constituent des pistes de développement, à définir pour chaque projet. Le workflow décrit ici intègre une validation humaine : les possibilités de connexion à d’autres outils restent à étudier selon chaque projet.

Un outil adapté au métier, avec une validation par les équipes

Un agent IA peut prendre en charge une partie du travail répétitif : préparer l’information, organiser des scènes, aider à produire des images et faciliter les révisions. Pour des documents techniques, sa valeur dépend aussi de sa capacité à s’inscrire dans un processus de validation : les personnes compétentes doivent pouvoir contrôler le contenu avant sa diffusion.

Chez Studio du Web, nous concevons des outils et des agents IA sur mesure à partir des usages réels de nos clients. Si vos équipes passent du temps à transformer, illustrer ou mettre à jour des documents, nous pouvons étudier avec vous les étapes qui mériteraient d’être outillées.

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